( qui est aussi accusé de meurtre dans une autre affaire), beaucoup se disent atterrés ( qui ne le serait pas?) mais refusent de voir que le problème est systémique. Ces types sont insérés dans la société, partout autour de nous. Leur totale absence de remords, de prise en compte
du caractère criminel de leurs actes, leurs auto-justifications immondes, ne peuvent exister que parce qu'il existe une culture du viol, que le fait de "disposer" d'un autre être humain en toute impunité leur a été distillé depuis longtemps, qu'ils considèrent ça normal. Certes
le mari a su où aller les trouver, sur un site dédié, mais il ne s'est trouvé aucun d'eux, mis "au pied du mur", pour refuser, pour alerter. Et à tous les niveaux de la société, jusqu'à son sommet, ce sentiment d'impunité est nourri et cultivé. L'un des hommes les plus puissants
de France a pris littéralement douze mois de SURSIS et deux mille euros d'amende, une tape sur les doigts, pour avoir drogué une de ses subordonnées dans le but d'abuser d'elle ( non, en fait il explique qu'il voulait la droguer pour.... pouvoir lui parler en toute franchise de
son addiction à lui...) Et le mec est tellement assuré de son impunité que dans un premier temps ils a fait appel en considérent que kamême c'était un peu abusé, les juges sont des méchants wokistes. Ouvrons les yeux collectivement. C'est partout autour de nous, les blagues
merdiques, les comportements merdiques, l'aveuglement merdique. Pour la pédocriminalité, délicieusement transgressive , il a fallu des années pour ouvrir les yeux sur les comportements des Matzneff et consorts. Pour les violences faites aux femmes on ne doit rien laisser passer
Laurent Bigorgne est l'ex directeur de l'Institut Montaigne, think tank néolibéral créé par le milliardaire Bébéar, ancien patron d'Axa, et aujourd'hui présidé par son successeur Henri de Castries, président du comité de direction du groupe Bilderberg.